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Centrafrique : les organisations des victimes saluent l’ouverture d’une enquête à Paris visant le Groupe Castel

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 4 juillet 2022 07:29

Quarante-huit heures après l’annonce de l’ouverture d’une enquête contre le Groupe Castel à Paris, les réactions commencent à tomber. Le géant français des boissons est accusé de complicité de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Centrafrique. Des faits en lien avec le soutien présumé de sa filiale Sucaf-RCA au groupe armé UPC opérant dans la Ouaka et dans d’autres préfectures de la République centrafricaine. A Bangui, les organisations des victimes des crises militaro-politiques se réjouissent de l’ouverture de cette procédure judiciaire.

Près d’un an après la dénonciation faite par l’ONG américaine The Sentry concernant le soutien présumé de la Sucaf-RCA, filiale du groupe Castel, au groupe armé UPC, l’ouverture d’une enquête préliminaire à Paris est accueillie avec satisfaction par les organisations des victimes.

« C’est un atout pour toutes les victimes » 

"Lorsque l’accusation a été portée contre le groupe Castel en 2021, le parquet général avait ouvert une enquête. Malheureusement, celle-ci est restée lettre morte. Aujourd’hui avec le renouvellement du dossier par la justice française, c’est un atout pour toutes les victimes de ces événements" s’est réjoui Jacques Muller Birro, secrétaire général de l’Association des victimes des crises militaro-politiques en Centrafrique.

Pour l’opposant et député de la Nation Joseph Bendounga, toute la lumière doit être faite sur ces accusations. Car pour lui, il y a anguille sous roche.

« Quel entendement a-t-elle eu ? »

"Nous attendons que cela se fasse dans de très bonnes conditions. J’ai appris que le conseil de Sucaf dispose des éléments à déposer pour une dénonciation calomnieuse. Cela m’étonne. Comment se fait-il que toutes les entreprises de l’arrière-pays n’ont pas fonctionné et que, seule la Sucaf a tenu le coup. Quel entendement a-t-elle eu pour que ses usines ne soient pas inquiétées" s’est questionné Joseph Bendounga, président du MDREC et député de Bimbo 3.

Le Parquet de Paris a annoncé, le 29 juin dernier, l’ouverture d’une enquête préliminaire visant le groupe Castel pour complicité de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine. Le groupe français est accusé d’avoir soutenu la rébellion de l’UPC, dirigée par Ali Darassa, à travers sa filiale Sucaf-RCA. Un soutien financier et en nature pour la protection de ses intérêts. Les autorités centrafricaines, pour leur part, n’ont pas encore réagi à cette annonce.

 

Centrafrique : le groupe Castel visé par une enquête pour complicité de crimes guerre

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 1 juillet 2022 15:39

Après avoir été accusé de complicité de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre en République centrafricaine, la justice française ouvre une enquête sur des accusations visant le groupe Castel, géant français des boissons. Cette procédure fait suite à un rapport publié en août 2021 par l’ONG américaine The Sentry.

Il s’agit d’une enquête préliminaire ouverte, mercredi 29 juin 2022, à Paris en France. En août 2021, The l’ONG The Sentry avait publié un rapport affirmant que la Société sucrière de Centrafrique (Sucaf), filiale de la Société d'organisation, de management et de développement des industries alimentaires et agricoles (Somdiaa), elle-même contrôlée à 87% par le groupe Castel, avait "négocié un arrangement sécuritaire" avec, notamment l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un groupe armé opérant sur le sol centrafricain, accusé d'exactions.

Selon l’ONG américaine, cet "arrangement" visait à "sécuriser" son "usine et les champs de canne à sucre" et "tenter de protéger le monopole de la société." En échange de la sécurisation du site, la Sucaf a mis en place un "système sophistiqué et informel pour financer les milices armées, par des paiements directs et indirects en espèces ainsi que par un soutien en nature sous forme d'entretien des véhicules et de fourniture de carburant"

Selon l’Agence France Presse, "le groupe Castel prend acte de l'ouverture de cette enquête", et assure qu’elle serait dans une "attitude de coopération pleine et entière avec la justice". Pour sa part, Bangui n’a pas encore réagi à ce rebondissement dans la dénonciation faite l’an dernier par l’ONG The Sentry.

 

 

FAUX, le groupe Total n’est pas responsable de la pénurie de carburant que connaît la République centrafricaine

https://www.radiondekeluka.org/  mercredi 29 juin 2022 14:55

Le 23 juin 2022, dans une publication, le blog Tongolo ti Béafrica accuse le groupe Total en ces termes : « Quand TOTAL veut détourner le ravitaillement de Bangui vers Ouganda ».

Cette publication est relayée par des centaines de comptes sur les réseaux sociaux.

La SOCASP dément cette affirmation et précise que Total est le seul qui ravitaille l’essentiel du pays.

Le ministère de l’Energie ne se reconnaît pas non plus dans cette affirmation mettant en cause Total.

Donc, Total n’est pas responsable de la pénurie de carburant que connaît actuellement la République centrafricaine.

Dans un article publié le 23 juin 2022, le blog Tongolo ti Béafrica pointe directement du doigt le groupe pétrolier Total, d’une part, d’utiliser le carburant destiné à la Centrafrique et de le détourner vers l’Ouganda. D’autre part, ce blogueur affirme que Total est à l’origine de la pénurie de carburant que connaît la République centrafricaine.

« Les manœuvres de la société TOTAL de créer la pénurie de carburant sont désormais visibles (…) Malgré les démarches des autorités centrafricaines de pallier à cette difficulté », écrit-il.

Cette publication est reprise dans plusieurs groupes WhatsApp, Facebook et sur des comptes Twitter. Sur Facebook, notamment, elle est relayée plus d’une centaine de fois, accentuant la rumeur d’implication du géant pétrolier français dans la pénurie de carburant qui frappe, depuis plusieurs semaines, la République centrafricaine.   

Cette rumeur est propagée dans un contexte de brouille diplomatique entre Paris et Bangui en raison d’intérêts politiques et géopolitiques. Pour vérifier ces accusations, la cellule #StopATènè s’est tournée vers plusieurs acteurs jouant un rôle central dans le domaine de l’achat, le stockage et la distribution d’essence sur le territoire centrafricain.

La SOCASP dément

Contactée par #StopATènè, Ernest Bata, le Directeur Général de la Société Centrafricaine de stockage des produits pétroliers (SOCASP), entité en charge de la régulation des stocks de réserves de carburant en Centrafrique, dément l’accusation du blog Tongolo ti Béafrica. Il indique même, au contraire, que c’est Total qui ravitaille en ce moment l’essentiel du pays.

« C’est une fausse information. Si l’on est reconnaissant, c’est pour l’instant Total qui est en train de ravitailler le pays avec son stock puisque les autres distributeurs n’arrivent pas à se fournir. La réalité, c’est qu’avec cette crise, les produits dans la sous-région se font rares et les marqueteurs n’arrivent pas à maintenir leur offre », explique-t-il.

Si Tradex et Green Oil ont considérablement réduit leur livraison, Total n’échappe pas à la crise mais comme le précise le Directeur de la SOCASP en conclusion, « le groupe bénéficie d’un stock de sécurité » qui lui permet aujourd’hui d’éviter le pire.

Une situation que confirme le Directeur Général de Timberland. Cette société forestière est un des gros clients des marqueteurs à Bangui. Augustin Agou ne se tourne aujourd’hui que vers Total et précise que les containers arrivent de la République Démocratique du Congo et non pas du Congo Brazzaville comme le prétend ce blog dans son article.

« Total reste le distributeur qui apporte une grande quantité de carburant en République Centrafricaine. C’est le seul marqueteur qui a une provision sécuritaire. J’achète chez eux. Le ravitaillement de la Centrafrique n’arrive pas du Congo Brazzaville mais de la République Démocratique du Congo »précise Augustin Agou.

Le gouvernement s’organise

Le ministère de l’Energie et de l’Hydraulique ne se reconnaît pas dans cette information mais soutient la position de la SOCASP qui affirme que le groupe pétrolier français Total est l’un des marqueteurs qui fournit davantage le pays en carburant.

D’après le ministère, le gouvernement travaille sur un plan de lutte contre la pénurie des hydrocarbures. Pour cela, l’ensemble des marqueteurs sera invité à une réunion avant la fin de semaine, selon le chargé de communication du département.

En conclusion, il y a bien une pénurie de carburant aujourd’hui en Centrafrique… mais Total n’est absolument pas responsable de cette crise.

#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en Centrafrique.

Sources:

Echanges téléphoniques avec Ernest Bata, directeur général de la SOCASP

Interview d’Augustin Agou, directeur général de Timberland

  • Echange téléphonique avec le ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

 

 

Centrafrique : les rebelles de la CPC chassés de Ouanda-Djallé par la Minusca

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 28 juin 2022 17:07

Après presque dix jours d’occupation par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), la ville de Ouanda-Djallé dans la Vakaga est désormais libre. Ceci, à l’issue d’une opération militaire conjointe menée le dimanche, 26 juin 2022 par les Forces armées centrafricaines (FACA) et les casques-bleus de la Minusca.

Les rebelles de la CPC qui, jadis occupaient Ouanda-Djallé, ont été chassés de cette localité à la suite d’une opération militaire conjointe conduite par la Minusca et les Forces armées centrafricaines. Selon des sources locales, leurs positions ont été attaquées dimanche vers 5 heures du matin. Face à l’assaut des forces conjointes, ces hommes armés n’ont eu de choix que d’abandonner leurs principales positions. Durant leur retrait, ils ont froidement abattu un chef de village. Cependant, la peur gagne toujours les esprits car les rebelles seraient encore dans les faubourgs de la ville.

« Ils sont encore dans les périphéries de la ville »

"Les assaillants ont été attaqués vers 5 heures du matin par les forces coalisées. Après quelques minutes d’échanges de tirs, les rebelles ont dû prendre la poudre d’escampette. Malheureusement dans leur fuite, ils ont abattu un chef de village. Le danger aujourd’hui est que, ces derniers sont dans les périphéries de la ville" a affirmé Youssouf Ramadan, sous-préfet de Ouadda-Djallé.

Pour le moment, à en croire les autorités locales, la ville de Ouadda-Djallé est calme et certains habitants qui avaient fui en brousse commencent à sortir de leurs cachettes. Cette ville avait été attaquée puis occupée par les rebelles de la CPC, le 17 juin dernier. Par ailleurs, des sources locales ont rapporté des scènes de pillages et d’exactions sur les civils. Des actes, toujours imputés aux assaillants.

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