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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : « Les deux sessions criminelles auront lieu cette année », selon Eric Didier Tambo



BANGUI, 16 septembre 2019 (RJDH) --- A trois mois et quelques semaines pour finir l’année 2019, la première session va débuter ce 23 septembre prochaine à la Cour d’Appel de Bangui. La deuxième session de l’année, selon le procureur est aussi tenable. Des dispositions logistiques et financières sont déjà prises pour entamer la seconde. Il l’a dit lors de l’audience publique consacrée au tirage au sort des membres du jury ce vendredi 13 septembre à Bangui.

RJDH : Eric Didier Tambo, Procureur général près la Cour d’Appel de Bangui Bonjour !

ERT : Bonjour monsieur le journaliste

RJDH : La loi a prévu deux sessions criminelles par an. Alors que cette année, la première a été annoncée la semaine prochaine. Est-ce que la seconde est aussi tenable d’ici la fin de l’année 2019?

ERT : Oui ! Nous pensons que c’est une question d’organisation.  En fait, il y a deux sessions au cours de l’année, la première session devrait avoir lieu en principe au premier semestre et la deuxième au second semestre de l’année. Mais nous avons démarré tardivement cette session et cela est dû à certaines difficultés de la trésorerie. Je vous confirme que nous avons déjà eu les moyens financiers, certes, nous allons organiser la première session au mois d’octobre et reprendre la seconde entre novembre-décembre 2019 nous avons organisé la deuxième session, tous les dossiers sont déjà ficelés.

RJDH : Lors des audiences publiques de tirage au sort des membres du jury, vous avez annoncé que 25 dossiers sont inscrits au rôle de cette session. Alors, quelles sont les grands dossiers de cette session criminelle ?

ERT : Vous comprenez que la crise militaro-politique qui a secoué notre pays, la plupart de ces crimes sont entre autres les crimes de sang comme le vol à mains armées, association des malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerres, assassinat et meurtre.

RJDH : Vous parlez de vol à mains armées, certaines informations circulent comme quoi Fadoul de Km5 qui a été arrêté pour vol à mains armés serait libéré la semaine dernière. Mais est ce que, c’est sur votre instruction?

ERT : Non, Fadoul n’a pas été libéré. Le problème est que ce monsieur est présumé braqueur voire patron des braqueurs de Km5 qui a été arrêté par la force publique et actuellement son dossier suit son cours au niveau du cabinet d’instruction. Mais nous, étant procureur général avait eu dire qu’il serait permissionnaire et après vérification, il n’était pas malade et c’est ainsi que nous avons pris des instructions nécessaires sur la demande du ministre de la Justice et ce dernier a été récupéré et ramené dans sa cellule.

RJDH : Sur les 25 dossiers enrôlés, l’affaire de l’honorable Bindala qui a été accusé d’avoir assassiné son propre enfant serait inscrite également lors de cette première session criminelle ?

ERT : Vous savez tous les accusés qui étaient dans la salle d’audience de tirage au sort des jurés ce sont ceux dont leurs dossiers étaient ficelés par une ordonnance de renvoi devant la Cour criminelle, le fait vient de passer, il y’a deux mois que son dossier est encore au cabinet d’instruction et dès que l’instruction va finir c’est en ce moment là qu’on va prendre le temps d’enrôler son dossier pour jugement.

RJDH : Vous avez enregistré plusieurs dossiers mais on pourrait savoir les gros poissons qui seraient renvoyés à la Cour Pénale Spéciale ?

ERT : Ces dossiers là, les juges d’instruction ont pris des ordonnances de renvoi devant la Cour Criminelle et avec la Cour Pénale Spéciale, nous avons aussi la même compétence et c’est une question de primauté. Aujourd’hui nous avons bourré notre dossier, vous avez vu au niveau de la CPS, ils n’ont pas encore nommé les juges qui doivent juger leurs dossiers donc on n’a pas besoin de saisir la CPS pour juger leurs dossiers. Ces dossiers, nous mettons notre compétence pour les juger.

RJDH : Eric Didier Tambo, le RJDH vous remercie.

ERT : C’est moi qui vous remercie d’avoir venir vers nous pour avoir des informations afin d’informer la population centrafricaine.

Propos recueillis par : Jefferson Cyrille Yapende.

 

 

Centrafrique : 1000 enfants sur les sites des déplacés seront pris en charge dans le projet éducation de l’Unicef



BANGUI, Le  16 sept.-19 (RJDH)--- Pour renforcer le système éducatif dans le pays, l’UNICEF annonce mettre en place un projet d’urgence pour soutenir 1000 enfants sur les sites des déplacés. Une annonce faite par la Représentante de l’UNICEF en Centrafrique Christine Muhigana lors d’une conférence de presse la semaine dernière.

Pour l’UNICEF, l’éducation reste un défi à relever surtout sur les sites des déplacés où on compte un bon d’enfants. « Il y a un volet d’éducation en situation d’urgence qu’on puisse assurer cet appui au niveau du ministère de l’Education. Ce volet va couvrir là ou il y’a des sites des déplacés et nous avons ce qu’on appelle les espaces temporaires d’animation et d’apprentissage», a expliqué Christine Muhigana, représentante de l’UNICEF en Centrafrique.

Elle a précisé que toutes les mesures techniques seront prises pour favoriser un environnement propice de l’éducation des enfants, « les autres espaces leurs permettrons la continuité de leur scolarité. Nous tenons également compte de cette situation difficile et nous apportons non seulement, l’encadrement scolaire mais aussi des enseignements de qualité », ajoute-elle.

La rentrée scolaire 2019-2020 a été lancé par le gouvernement ce 16 septembre à l’école Houphouët, localité située à 22 kilomètres de Bangui, route de Damara.

Ketsia Kolissio.

 

 

Centrafrique : Deuxième jour du processus de recrutement des FSI dans le pays avec les épreuves sportives



BANGUI, le 16 Septembre 2019 (RJDH) --- Les candidats retenus au processus du recrutement des FSI ont entamé, les épreuves sportives ce 16 septembre 2019 à Bangui et dans les préfectures de la République Centrafricaine. Les candidats sont soumis aux différentes disciplines sportives notamment les 1000 mètres.

Les épreuves sportives se déroulent du lundi 16 au mercredi 25 septembre 2019, dans chaque chef-lieu des préfectures, exception pour l’Ouham-Pende, où elles auront lieu à Paoua et non à Bozoum. De même, les candidats de l’Ombella M’Poko composeront tous à Bangui. Selon le communiqué du Ministère de la Sécurité, « chaque candidat devra être muni d’une pièce d’identité valide (récépissé de carte nationale d’identité, permis de conduire ou passeport) sans laquelle, il ne pourra passer, ni les épreuves écrites, ni les épreuves sportives. La liste des candidats autorisés à prendre part aux différentes épreuves est affichée », Précise le communiqué.

A Bangui, les épreuves sportives se sont bien déroulées selon le constat du RJDH qui a sillonné centres sportifs ce début de la semaine. Selon Rebecca Nnanga, cheffe de la Cellule du recrutement de la police de la Minusca, un contrôle est effectué à chaque passage de tous les candidats pour une meilleure identification,  «Il est établi un contrôle qui permet d’éviter les cas de fraudes. Il s’agit de vérifier les cartes d’identité nationale, permis de conduire, récépissé de la carte d’identité ou le passeport de chaque candidat lors des différentes épreuves. Ce sont les conditions qui permettent à un candidat d’avoir accès à la compétition », a-t-elle souligné. Elle a ajouté que le temps pour les hommes est fixé à 4 minutes et 45 secondes et pour les filles, 5 minutes.

Prince Ganamon un candidat âgé de 27 ans se dit satisfait du bon déroulement des activités sportives, «dès le dépôt de mon dossier, je savais que j’ai deux types d’épreuves : Il y a d’abord l’écrit et ensuite la phase physique. Donc tous les soirs, je m’exerce physiquement en faisant de longues distances pour avoir de souffle. Et aujourd’hui, je suis sorti premier», s’est-t-il exprimé.

Des services médicaux et de sécurité de la Minusca assurent la bonne marche des épreuves des 14 432 candidats durant dix jours qui sont dans la course. 

Fridolin Mamocko.

 

 

Centrafrique : Les ressortissants de la Vakaga appelle à la cessation des hostilités à Birao



BANGUI, le 16 septembre 2019(RJDH)----L’Association des Ressortissants de la Vakaga pour le Développement(AREVAD) a dans un communiqué de presse rendu public ce 15 septembre, dénoncé les dernières violences du 14 septembre dans la ville de Birao. Cette association appelle le gouvernement et la Minusca au rétablissement de la sécurité dans la région.

Dans ce document rendu public le 15 septembre dont le RJDH a eu copie, l’Association des ressortissants de la Vakaga pour le développement (AREVAD) réitère son appel à la cessation des hostilités et au calme.

Selon le 1erVice-Président Kolostre Abdoulaye Djongo du bureau exécutif, « l’AREVAD a appris avec consternation les affrontements meurtriers survenus à Birao le 14 septembre 2019 malgré son appel du 03 septembre 2019 demandant aux parties en conflit de cesser les hostilités et de privilégier le dialogue. Nous sollicitons l’implication du gouvernement et de la Minusca pour le rétablissement de la paix et la sécurité dans la localité », peut on lire dans ce communiqué.

Tout en condamnant une fois de plus ces actes de violences, l’AREVAD a exhorté par la même occasion, le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour ramener l’ordre et la sécurité dans la région. Elle encourage « la Minusca dans sa mission de protection des populations civiles » lance le vice président de cette association.

L’AREVAD selon le communiqué, reste mobilisée à travers son Comité de Sage pour la Médiation en synergie avec le comité de réconciliation de la Vakaga ainsi que toutes les bonnes volontés pour que la paix et le vivre ensemble, reviennent dans la préfecture.

Cyrille Wegue

 

 

Centrafrique : La rentrée scolaire 2019-2020 lancée sur l’ensemble du territoire national



BANGUI, le 16 septembre 2019 (RJDH) ---- « Mobilisons-nous pour une rentrée scolaire équitable de nos enfant » : c’est autour de ce slogan que le gouvernement centrafricain en partenariat avec l’Unicef, l’Union Européenne a lancé ce lundi 16 septembre 2019 la rentrée scolaire 2019-2020 sur toute l’étendue du territoire national. La cérémonie a été présidée par le Premier Ministre Firmin Ngrébada à l’école Houphouët Boigny au village Litton, localité située à 22 km de la capitale, route de Damara.

Ce lundi 16 septembre 2019 marque la rentrée des classes en Centrafrique. La cérémonie de lancement des activités scolaires au titre de l’année scolaire 2019-2020 a eu lieu à l’école Houphouët Boigny, localité située à 22 kilomètres de Bangui, route de Damara.

Selon Christine Muhigana,  la rentre scolaire est toujours un moment particulier et mémorable dans la vie d’un enfant comme dans le parcours d’un enseignant, « elle marque le début d’une nouvelle année d’un nouveau commencement d’une nouvelle opportunité de faire mieux. La rentrée scolaire est aussi et surtout un moment important pour la nation toute entière dans le monde et sans doute encore plus vrai dans le contexte de la République Centrafricain ou l’éducation des enfants doit être un facteur d’espoir, de paix et de développement pour le pays», indique la Représentante résidente de l’Unicef Christine Muhigana.

Le Ministre de l’Education Primaire et secondaire,  Aboubacar Moukadas Nour, a salué l’appui des partenaires financiers de la RCA en matière d’éducation, « ces résultats ont été rendus publics grâce a l’appui financier et technique de nos partenaires suite aux activités qui sont développées envers l’enfance pour leur intégration dans le cursus scolaire.  Toutes ses interventions ont contribué à une amélioration de la qualité des prestations de nos enseignants ainsi que l’augmentation de la capacité d’accueil de nos établissements. Je demande à tous les acteurs du système éducatif, les associations des parents d’élèves les syndicats de conjuguer leurs efforts pour sauver la maison éducative centrafricaine » appelle le Ministre Aboubacar Moukadas Nour.

L’école Houphouët Boigny a été créée le 3 janvier 1973 elle comporte 10 bâtiments dont 17 salles de classes. Elle a été choisie par le gouvernement pour abriter le lancement de la rentrée scolaire 2019-2020.

Pamela Dounian Doté.

 

 

Centrafrique : Le MPC de Mahamat Al-Khatim quitte Bamingui sous pression de la MINUSCA



BAMINGUI, 16 septembre 2019 (RJDH)---Après trois jours de regroupement massif des ex-Seleka du Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC), sous la houlette de Mahamat Al-Khatim dans la sous-préfecture de Bamingui à 120 km de Ndele, les éléments ont finalement quitté la ville sous  pression de la MINUSCA, dimanche 15 septembre. Information confirmée au RJDH par Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique.

C’était le vendredi 13 septembre que les habitants de la ville de Bamingui ont vu l’arrivée des convois des hommes de MPC lourdement armés en provenance de Kaga-Bandoro, conduits par Mahamat Al-Khatim. Des sources bien indiquées affirment qu’ils étaient venus pour rencontrer les hommes du FPRC afin de mettre voile sur la ville de Birao, théâtre des violences armées depuis plus de deux semaines entre le MLCJ et le FPRC.

Une arrivée en pompe avec un air guerrier qui a créée une panique dans la ville. « Ils ont occupé le centre hospitalier et l’école préfectorale de Bamingui. Craignant des probables exactions, les patients admis aux soins dans cet établissement hospitalier ont dû quitter précipitamment les lieux », a ainsi témoigné au RJDH une source locale.

Ces ex-Seleka selon les informations en provenance de la région ont, dans un premier temps, passé aux actes de pillage et de vol des animaux domestiques notamment les cabris, le rackettage des commerçants de la ville et occupés l’école et l’hôpital de la région.

« Ils tuaient les cabris et autres animaux domestiques pour se nourrir et s’en sont aussi pris aux commerçants et les boutiquiers en les rackettant systématiquement », indique une autre source, d’ajouter qu’ « ils ont réussi à prendre quelques litres de carburant chez le projet WCS Ecofaune+ ».

Face à cela et sous pression de la MINUSCA, ils ont pu quitter la ville hier dimanche dans la matinée, selon Vladimir Monteiro, « effectivement des éléments du MPC, une centaine avec à leur tête Al-Khatim, étaient arrivés à Bamingui en craignant une certaine panique. Pour nous, ils n’ont pas de raison d’être dans cette zone qui se situe à 120 km à l’Ouest de Ndele. Nous leur avons intimé l’ordre de quitter la localité et de retourner à l’endroit d’où ils venaient, c’est-à-dire à Kaga-Bandoro. A l’heure où je vous parle, ils ont quitté la ville depuis hier rebroussant le chemin vers Kaga-Bandoro», a précisé Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA.

« Ces agissements sont inacceptables. Il y a eu ce mouvement d’éléments de FPRC qui sont responsables de l’attaque de samedi à Birao mais nous demandons à tous les deux belligérants d’arrêter et d’éviter toute nouvelle violence. Dans les cas, nous intervenons avec nos éléments avec nos forces pour qu’il n’y ait pas de violences surtout la menace sur la population civile », insiste Vladimir Monteiro.

Quoique signataires de l’accord de paix de Khartoum les engageant à ne plus faire usage de la force sur la population civile, aujourd’hui les agissements des groupes armés dans les villes intérieures sont encore loin de témoigner leur bonne volonté à œuvrer pour que cessent les violences dans le pays.

Vianney Ingasso

 

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