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Jean-Serge Bokassa en visite au château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron

Lu pour vous

 

https://www.lanouvellerepublique.fr Publié le 19/08/2019 à 03:55 | Mis à jour le 19/08/2019 à 06:51

 

Fils de l’ex-empereur de Centrafrique, Jean-Serge Bokassa est revenu au château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron pour la première fois.

C’est sous un beau soleil de cet été 2019 que Jean-Serge Bokassa, l’un des nombreux enfants de l’ex-empereur centrafricain Jean-Bédel Bokassa, découvre le château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron. Découvre, ou plutôt redécouvre, car il y avait déjà mis les pieds enfant, avant la destitution de son père en 1979. « Mais j’étais trop jeune, j’ai très peu de souvenirs.

Surtout que lorsqu’on venait ici, c’était pour des périodes courtes, on était juste de passage », explique-t-il.
“ S’imaginer mon père ici 30 ou 40 ans en arrière, c’est émouvant ”Jean-Bédél Bokassa, d’abord président de la Centrafrique en 1966 puis empereur autoproclamé de 1976 à 1979, possédait cinq propriétés en Sologne dans les années 1970. « J’ai beaucoup entendu parler de Villemorant dans toute ma jeunesse. S’imaginer mon père ici, 30 ou 40 ans en arrière, c’est émouvant. On se demande comment ça se passait ici », souffle Jean-Serge Bokassa, dans le hall d’entrée du château.

Devenu aujourd’hui le siège de la Sologne des Étangs, au cœur de l’Écoparc, l’intérieur de la bâtisse n’a pas beaucoup changé depuis l’ère Bokassa.
L’empereur déchu, ses biens sont vendus aux enchères publiques au début des années 1990. Jean-Serge Bokassa, lui, vivait alors avec sa mère en Côte d’Ivoire puis au Gabon. « A sa sortie de prison en 1993, j’ai été l’un des premiers enfants à le retrouver en Centrafrique. Je suis resté à ses côtés jusqu’à son décès, en 1996. » 

De son enfance, Jean-Serge Bokassa garde peu de souvenirs de son père. Né en 1972, il est placé en pensionnat en Suisse dès l’âge de 3 ans. « Je voyais assez peu mon père, mais quand il venait, ou quand il nous faisait venir pour une cérémonie ou un défilé, c’était une décharge d’affection, il nous couvrait de baisers. » Un père tristement connu à l’époque, « mais j’étais tout petit, je ne comprenais pas tout ce qu’il se passait. A la pension en Suisse, certains enfants disaient : “ Moi mon père, il a une villa, le mien, il a une voiture de sport… ”. Et moi, je répondais, “ mais le mien, il a une armée ! ” » sourit Jean-Serge Bokassa.


Cette filiation ne l’a pas empêché de s’engager politiquement dans son pays. Jean-Serge Bokassa, candidat à la présidentielle de 2015, fut battu mais désigné ministre de l’Intérieur par le président Touadéra, poste qu’il occupa jusqu’à l’an dernier. Il devrait de nouveau se présenter en 2020, et espère être le second Bokassa à diriger la Centrafrique. « Mais en étant élu, cette fois-ci ! »

 

 

Pourquoi le fils de Bokassa 1er, ex-empereur de Centrafrique, est en visite en Sologne

 

https://www.leberry.fr  17/08/2019 à 10h00

 

Jean-Serge Bokassa, fils de l’ex-empereur de Centrafrique, est en Sologne à la recherche de souvenirs et de rencontres.

Jean-Serge Bokassa, un des nombreux enfants de l’ex-empereur de Centrafrique Jean-Bedel Bokassa, est actuellement dans le Cher. Il y a retrouvé le réalisateur Xavier Gasselin qui, en 2004, avait réalisé le documentaire Bokassa 1er, roi de Sologne, plusieurs fois diffusé (*).

« J’étais pensionnaire en Suisse »

« C’est une sorte de pèlerinage sur les lieux de nos enfances ou les lieux qui ont représenté quelque chose pour mon père, affirme Jean-Serge Bokassa. Par curiosité, parce que j’étais pensionnaire en Suisse, et on se retrouvait ici pour les vacances mais je ne savais pas exactement où c’était. »


Piloté par Xavier Gasselin, Jean-Serge Bokassa s’est donc rendu vendredi au Grand-Chavanon, à Neuvy-sur-Barangeon, château qu’il a photographié avec son portable.


Une étape parmi d’autres puisque, au milieu des années 1970, Jean-Bedel Bokassa possédait cinq châteaux en Sologne : un dans le Cher, quatre dans le Loir-et-Cher. Renversé, il s’est réfugié au château d’Hardricourt, dans les Yvelines.

Pour les souvenirs, mais pas seulement

Jean-Serge Bokassa n’est pourtant pas en Sologne seulement pour ses souvenirs. Élevé en Suisse, se disant protestant et très croyant, il souligne que « théologien était [s]a première vocation. Je voulais être missionnaire. » Mais la politique a repris ses droits, et le fils de l’ex-Bokassa Ier assure être également là « pour rencontrer les membres de la diaspora de Centrafrique et essayer de faire passer mes idées auprès d’eux ».


Candidat en 2016

Ayant été élu député en 2005, Jean-Serge Bokassa a en effet créé « une plateforme d’engagement politique, Kodro Mokozo Si, qui signifie « Ton pays avant tout” » en 2013. Cela lui a permis de se présenter à l’élection présidentielle de 2016 et de recueillir un peu plus de 6,64 % des suffrages, cinquième position des trente candidats.


À la question de savoir si son nom n’est pas mal perçu auprès de la population centrafricaine, Jean-Serge Bokassa répond par la négative. « Car le pays va mal. Sur quatre millions de Centrafricains, un million sont réfugiés ou déplacés. La sécurité a été confiée aux Nations Unies par le biais de la Minusca, le pays s’enlise, la corruption et l’impunité se développent. Il ne reste que des vestiges et j’ai conscience que le Centrafricain ressent de la nostalgie ».


Les prédications sont donc politiques. « Il faut beaucoup d’écoute », avec pour objectif d’être à nouveau présent lors des élections présidentielle et législatives de décembre 2020.


Jean-Serge Bokassa entend revendiquer son expérience de député, puis de ministre, à deux reprises, de la Jeunesse et des sports (2011-2013), puis de l’Intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire (2016-2018).
Sa mésentente avec le président Faustin-Archange Touadera, qui a autorisé des instructeurs russes à s’installer dans l’ancien palais de son père, l’a amené à être limogé le 14 avril 2018.

« Mon souhait, c’est la dignité humaine et le renouvellement politique en Centre Afrique. »


« Nous avons ensuite créé le Front uni pour la défense de la Nation avec des personnalités. J’en suis le porte-parole. Mon souhait, c’est la dignité humaine et le renouvellement politique en Centre Afrique. »


Reste la France, « où je viens souvent mais pas régulièrement. J’ai des frères et sœurs qui vivent à Paris. Quand on est en Centrafrique, la France, c’est souvent la direction unique ».


(*) Bokassa 1er, roi de Sologne, réalisé par Xavier Gasselin et produit par la société berruyère Beta production, a notamment été diffusé par les chaînes France 3, Planète, la Chaîne parlementaire et Al Jazeera.

Bertrand Philippe

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