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Les transporteurs camerounais demandent la suppression des frais d’escorte des camions en direction de la Centrafrique

Lu pour vous 

 

https://www.investiraucameroun.com   lundi, 10 juin 2019 14:32

 

(Investir au Cameroun) - La Plateforme des organisations professionnelles des transports routiers du Cameroun a levé son mot d’ordre de grève le 9 juin. Ceci suite à une concertation tenue à Yaoundé avec le gouvernement camerounais représenté par les ministres du Commerce (Luc Magloire Mbarga Atangana), du Travail (Grégoire Owona) et des Transports (Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe). Il n’y a donc pas grève des transporteurs ce 10 juin.

En effet, abordant spécifiquement les doléances, objet du préavis de grève de la Plateforme, les deux parties ont examiné, entre autres, la suppression des frais d’escorte des camions en direction de la République centrafricaine (RCA). « Étant entendu que ce problème concerne un pays voisin, le gouvernement s’engage à prendre les dispositions appropriées pour qu’il soit examiné et résolu », indique le communiqué final de la concertation.

Le point précis sur les frais d’escorte des camions en RCA fait suite à une mission de la Banque africaine de développement (BAD) au début de l’année 2019. La BAD relève alors un problème d’insécurité entre Garoua-Boulaï (Cameroun) et Bangui (RCA) nécessitant, trois fois par semaine, le déplacement en convoi sous escorte de l’ONU ou des Forces armées centrafricaines. Un service d’un coût de 50 USD (près de 30 000 FCFA) par camion et par voyage tant au départ de Garoua-Boulaï que de Bangui. Cela signifie que les 4995 camionneurs camerounais paient par voyage à peu près 150 millions FCFA. Les Camerounais ne veulent plus payer cette escorte-là.

Toujours au cours de la réunion du 9 juin à Yaoundé, les parties ont abordé le sujet des tracasseries routières. « Le gouvernement s’engage, dans un délai de 30 jours, à trouver des solutions idoines aux préoccupations soulevées. Des concertations spécifiques seront organisées à cet effet avec l’ensemble des parties prenantes », lit-on dans le communiqué final.

S.A

 

1 commentaire

S
Comme quoi vous voyez la situation des "Goro", au Cameroun lorsque les marchandises centrafricaines sont aussi taxées, par le circuit informel qui rentre de facto dans la pratique du terrain, cela fait mouche à la finance.

Et les taxes illégales en R.C.A, ne vont pas dans les poches des administrés cnce.

Et les taxes illégales en R.C.A, ne vont pas dans les poches des administrés centrafricains légaux, nommés par l'administration centrafricaine ?

Donc il va falloir que le respect des textes douaniers de la zone CEMAC puissent s'appliquer selon ce qui est prévu, et que l'on ne crée pas des pratiques qui arrondissent les fins de mois, qui sont plus que pénalisant pour les affaires économiques.

Et que tous les prix doivent être affichés depuis l'accostage du bateau, le transit, sortie de douanes, puis prise de route vers la destination du pays indiqué.

A la limite c'est possible de faire une zone de "transfert" économique entre le Cameroun et la R.C.A au niveau de la frontière en faisant une transposition des marchandises d'1 camion (Cameroun) de même gabarit vers 1 autre camion(Centrafrique), afin d'économiser les usures des véhicules et d'augmenter la rotation des marchandises, même si cela prend 3 à 4 heures de transfert de marchandises entre camions, c'est toujours gagnant/gagnant des 2 côtés.

Ou encore le plus simple c'est le transfert de Semi-remorque vers le tracteur en échanges comme consigné 1e Semi-Remorque, c'est plus facile en 5 minutes de tracter les Semi-Remorques.
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