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Centrafrique : Le leader du FDPC renonce à son portefeuille ministériel

 

 

http://www.agenceafrique.com  Arsene Severin 25/03/2019 0


Le leader centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumtamadi, a renoncé au poste ministériel qui lui a été attribué dans le nouveau Gouvernement mixte, après l’accord de paix entre l’Etat centrafricain et les groupes armés.

Surnommé «Abdoulaye Miskine», Koumtamadi dit avoir pris part aux pourparlers de paix avec les autorités centrafricaines «non pour conquérir un poste ministériel, encore moins pour obtenir de l’argent, mais pour participer à un processus de paix auquel aspire le peuple centrafricain».

Ainsi, souhaite-t-il qu’une autre personne de son mouvement occupe à sa place, les fonctions de ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du service public.

Dès la formation du premier gouvernement par le Premier ministre Firmin Ngrébada le 3 mars dernier, les éléments armés du FDPC avaient vivement réagi, en organisation un blocus sur le corridor Bangui-Garoua-Boulaï, à la frontière entre la République centrafricaine et le Cameroun.

Ce blocus a porté un coup dur aux échanges commerciaux entre les deux pays et a été à l’origine de la surenchère dans la capitale Bangui, où des commerçants se sont mis à augmenter à tue-tête les prix des marchandises.

Au sein du premier gouvernement, deux personnalités politiques avaient renoncé à l’offre, se disant obéir aux injonctions de leurs partis politiques. Il s’agit de Bertin Béa du parti travailliste du président déchu François Bozizé et Mireille Sanghami du parti d’Anicet-Georges Dologuélé.

 

 

Centrafrique: le nouveau gouvernement déjà contesté

 

Par RFI Publié le 24-03-2019 Modifié le 24-03-2019 à 22:30

 

En Centrafrique, la nouvelle équipe gouvernementale conduite par le Premier ministre Firmin Ngrebada ne fait pas l'unanimité. S’il se veut plus « inclusif », avec plusieurs portefeuilles ministériels confiés à des représentants de groupes armés, l'opposition et la société civile regrettent de ne pas être représentées.

 

A peine dévoilé, déjà contesté. Si les proches du président Faustin-Archange Touadéra conservent les ministères-clés de la Défense, de l'Economie ou encore des Affaires étrangères, plusieurs représentants des groupes armés se sont également vus confier des portefeuilles ministériels. Sur les 39 ministres nommés, au moins huit sont des représentants des groupes armés.

Une recomposition du paysage politique jugée problématique par Joseph Bindoumi, le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme.

« C'est vrai qu'il y a des compétences parmi les ministres qui occuperont les ministères régaliens. Mais il y a de fortes chances qu'ils soient limités dans leurs capacités dans la mesure où on met à côté d'eux des gens qui sont sortis des maquis et qui ont une autre vision de la paix en République centrafricaine », pointe-t-il.

Comme lui, l'opposant et ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye, déplore l'absence de membres de l'opposition et de la société civile au sein de cette nouvelle équipe.

« Ce gouvernement n'est pas suffisamment inclusif en ce sens qu'il n'est pas représentatif des forces politiques et sociales du pays, estime-t-il.En réalité, il s'agit juste d'un partage de postes entre les partisans du président Touadéra et les groupes armés ».

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Maxime-Ange Kazagui, préfère de son côté y voir une nouvelle étape vers la résolution du conflit en Centrafrique. « C'était, selon l'approche du président de la République – et d'ailleurs suivi par ses pairs de l'Union africaine – l'approche à travers laquelle les groupes armés sont censés à présent déposer les armes, ramener la sécurité et donc la paix », affirme-t-il.

La précédente version de ce gouvernement, nommée début mars, avait provoqué la colère de plusieurs groupes armés. Ces derniers s'y estimaient insuffisamment, voire pas du tout, représentés.

 

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