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Tchad / Centrafrique : JUSQU’A QUAND IDRISS DEBY CONTINUERA A FAIRE ET DEFAIRE LES REGIMES EN RCA

 

 

Par Alain Nzilo  Publié le 10 février 2019 , 7:40

 

Bangui (RCA) – Beaucoup a été dit et écrit sur l’écrasante responsabilité, la propension et la manière dont le président tchadien Idriss DEBY ITNO a coutume d’influencer les changements politico-militaires de ces dernières années en République centrafricaine, voisin méridional du Tchad.

 

Avec le récent renforcement des effectifs de l’armée tchadienne en pré-positionnement à la frontière des deux pays, aucun doute n’est désormais permis sur les nouvelles intentions belliqueuses d’Idriss DEBY envers son homologue centrafricain dont c’est un secret de polichinelle qu’il tient pour responsable non seulement, de la publication par la MINUSCA d’un rapport accablant  ayant documenté les exactions et crimes de sang commis en Centrafrique par l’armée tchadienne mais aussi et surtout d’avoir fait appel à la Fédération de Russie de Poutine pour armer ses forces armées.

La presse tchadienne et internationale ont abondamment commenté et critiqué les entretiens du président tchadien avec son homologue français lors de la visite de ce dernier fin décembre 2018 à N’djaména où la situation centrafricaine a figuré en assez bonne place. La récente visite du PM israélien Benjamin NETANYAHOU dans la capitale tchadienne également qui a débouché sur le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays n’est vraisemblablement pas étrangère aux soucis sécuritaires de DEBY quant à son flanc sud alors qu’il doit faire face à une rébellion à sa frontière septentrionale avec la Libye.

Selon des informations de sources fiables proches de l’état-major même de l’armée tchadienne, plusieurs groupements tactiques interarmes (GTIA) en termes militaires sont pré-positionnés dans les villes de GORE, MOISSALA et SARH. Dans cette dernière ville qui est la zone de défense n°5 de l’armée tchadienne, on dénombre 3000 hommes en état d’alerte depuis novembre 2018. A MOISSALA localité tchadienne qui se trouve à 56 km de la ville centrafricaine de BATANGAFO, est déployé un GTIA de 800 hommes. Dans la ville de GORE située à 35 km de la frontière de la RCA sur la route nationale n°1, on compte un autre GTIA de 800 hommes. Tout ce dispositif est inspiré et mis en place par le général DAOUD, ancien et éphémère ambassadeur du Tchad à Bangui brusquement rappelé à N’djaména pour prendre la tête du ministère de la défense d’Idriss DEBY.

La mission assignée à ces détachements pré-positionnés est de franchir la frontière le moment venu et l’ordre donné, de foncer vers BANGUI pour renverser le président Faustin Archange TOUADERA du pouvoir – schéma invariablement similaire à celui dont a été victime de François BOZIZE avec la coalition SELEKA en mars 2013 – la frontière avec la RCA à partir de SARH et MOISSALA pour atteindre BOSSANGOA chef-lieu de la préfecture de  l‘OUHAM, et la ville de PAOUA puis BOZOUM chef-lieu de l’OUHAM-PENDE – qui abritait naguère un consulat du TCHAD – avant de fondre vers BOALI puis la capitale BANGUI.

Aux dernières nouvelles, ce dispositif militaire tchadien à viserait à faire pression sur le président Faustin Archange TOUADERA afin qu’il fasse entrer prochainement le maximum de représentants des groupes armés Séléka dans son gouvernement. Au moment où Idriss DEBY a fort à faire avec plusieurs rébellions au Nord de son pays, quel intérêt a-t-il à ouvrir un nouveau front avec son voisin du Sud sauf si c’est vraiment la personne de TOUADERA qu’il ne veut pas voir à la tête de la RCA comme ce fut le cas d’Ange Félix PATASSE qu’il a fini par renverser avec la complicité de François BOZIZE YANGOUVONDA dont il a aussi fait partir du Palais de la Renaissance.

 

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1 commentaire

S
Les centrafricains bantous, ne sont pas les responsables du problème social, professionnel au Tchad.

Puisque nous centrafricains bantous, ne nous introduisons pas dans les affaires tchadiennes, mais plutôt l'inverse qui vient des dirigeants tchadiens qui ne veulent pas voir la réalité visible de ce t l'inverse qui vient des dirigeants tchadiens qui ne veulent pas voir la réalité visible de ce que vivent le peuple tchadien. Bref, tout ceci est une gestion interne tchadienne.

L'histoire ne s'invente pas et ce n'est pas l'histoire qui créé une situation, mais c'est l'homme qui va créé une situation qui devient ensuite une histoire par le vécu sur le terrain.
Mais se mentir souvent à soi-même devient du négationnisme, dont la mise en lumière est toujours foudroyante. Ceux qui ont fait l'expérience du négationnisme se mordent les doigts.

La R.C.A et son peuple centrafricain bantou ne peuvent inventer une existence d'1 vécu imaginaire. A partir du moment que les troupes tchadiennes restent autant qu'elles veulent à la frontière sur le sol tchadien c'est leur droit, cela n'est pas 1 problème centrafricain, mais c'est un problème tchadien qu'on se le dise.

Aucun pays ne viendra imposer une coopération bilatérale d'1 pays à un autre, à l'exemple de la présence de la fédération russe en R.C.A, dont le président TOUADERA a réactivé, cette coopération russe qui date du régime de Jean BEDEL-BOKASSA, et que les russes ne sont pas arrivés en R.C.A en 2017, mais depuis dans les années 60-66 par là.
Donc à chacun sa route, à chacun son chemin pour s'occuper de ce qui se passe chez soi, que d'aller regarder avec une mauvaise intention ce qui se passe chez le voisin.

Et la R.C.A n'a pas vocation a donné une leçon de diplomatie à qui que ce soit.
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