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Centrafrique Ouverture du Dialogue de paix à Khartoum

Centrafrique Ouverture du Dialogue de paix à Khartoum

 

 https://voixdecentrafrique.wordpress.com   25 janvier 2019

 

C’est dans l’après-midi du 24 janvier 2019 à Khartoum que s’est ouvert le dialogue entre le gouvernement de la République Centrafricaine et 14 groupes armés sous l’initiative de l’Union Africaine (UA) et le soutien des Nations Unies.

 

Présent à l’ouverture du dialogue, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean Pierre Lacroix, le président de la Commission de paix et de sécurité de l’Union Africaine, l’Ambassadeur Smail Chergui qui préside les négociations. La délégation centrafricaine est conduite par le directeur de cabinet du Président Faustin-Archange Touadera, le ministre d’Etat. La société civile y est aussi présente.

Pareillement, « 14 groupes armés représentés par Aboubakar Siddick, Armel Sayo, Mahamat Alkatim. Ali Darras aperçu à la fin de la cérémonie et possiblement Noureddine et Mokom », cependant « pas encore de nouvelles sur Abdoulaye Issène », a twetté Fridolin Ngoulou depuis Kharthoum.

A l’ouverture, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean Pierre Lacroix a souligné que « le succès de tout accord nécessitera le soutien de tous les segments de la société. Si ce rassemblement marque un moment historique, il n’est que la première étape d’un processus de réconciliation ». L’Ambassadeur Smail Chergui a rappelé aux centrafricains qu’ils doivent être les artisans de la paix: « la responsabilité première pour le retour et la consolidation de la paix, le renforcement de la réconciliation reposent sur vous, chers frères et sœurs centrafricains ».

« L’enjeu est d’essayer de sécuriser un accord entre le gouvernement et les groupes armés pour réellement permettre à ces groupes armés de s’inscrire dans une autre trajectoire », a rappelé la veille, Smaïl Chergui. Les négociations pourraient durer, « deux à trois semaines », a affirmé à la presse une source soudanaise.

S’agissant des revendications, les groupes armés réclament « l’amnistie ou l’autonomisation des régions de la Centrafrique », lit-on sur RFI.

Après cette journée d’ouverture, c’est demain que les discussions commenceront entre les différentes parties. Les centrafricains qui réclament la paix souhaitent que les criminels de guerre répondent de leurs actes et soit condamnés par la justice.

Fleury Agou

 

 

Centrafrique : quels enjeux pour les pourparlers inter-centrafricains à Khartoum ?

 

Bangui, Centrafrique 2019-01-24 (ADV) — Les pourparlers inter-centrafricains pour l’instauration de la paix en Centrafrique, s’ouvrent ce jeudi 24 janvier 2019 à Khartoum, capitale soudanaise. Plusieurs enjeux sont enregistrés pour cette rencontre dite de “dernière chance”.

Les groupes armés et le gouvernement doivent se rencontrer du 24 au 30 janvier dans la capitale soudanaise afin d’échanger sur les issues de la paix afin d’amorcer véritablement le désarmement des groupes armés pour la sortie de crise en Centrafrique, qui sombre dans les violences depuis plusieurs décennies.

Plusieurs personnalités et des représentants des groupes armés sont conviés par l’Union africaine. Presque tous les groupes armés ont accepté de prendre part à ces échanges, malgré le contexte des tensions dans certaines villes de l’intérieur du pays.

Ces pourparlers dits de « dernière chance » présentent plusieurs enjeux. Ils se tiendront alors que le gouvernement a lancé le processus de la justice, une chose que ces groupes n’admettent pas et prônent l’amnistie pourtant décriée par tous.

Le partage du pouvoir notamment la primature figure dans les revendications de ces groupes armés, qui exigent alors un gouvernement d’union nationale.

Ce dialogue s’ouvrira dans un contexte d’influence occidentale suite à la présence russe qui a fait une percé diplomatique remarquable depuis deux ans, après avoir été autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU de livrer des armes aux Forces armées centrafricaines et de les former en maniement de ces armes. Aussi sans perdre de vue des enjeux géopolitiques et géostratégiques.

Déjà, dans un communiqué, le gouvernement invite les Centrafricains, épris de paix, à se mobiliser derrière l’équipe de négociation avec la ferme volonté d’arriver à un compromis avec les groupes armés, dans le strict respect de la Constitution, de l’Unité nationale, de l’intégrité territoriale, de la forme laïque et républicaine de l’Etat et des Conclusions du Forum national de Bangui.

Ce dialogue de Khartoum, qui n’est autre que la première étape selon le calendrier de l’UA, intervient cinq mois après l’initiative russe qui a réuni les 5 chefs rebelles les plus influents du pays, qui ont signé une entente afin de garantir la réussite de l’initiative africaine pour la paix.

 

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

 

Centrafrique: ouverture à Khartoum des pourparlers de paix

 

24 janvier 2019  AFP

 

 

Des pourparlers de paix entre les autorités de Bangui et les 14 groupes armés opérant sur le territoire centrafricain ont débuté jeudi à Khartoum, a annoncé la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). « Début aujourd’hui des pourparlers inter-centrafricains à Khartoum pour une sortie de crise », a indiqué la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca).

Ce dialogue, préparé depuis 2017 par l’Union africaine (UA) et soutenu par les principaux partenaires de Bangui, doit rassembler autour de la table de négociations les principaux chefs de groupes armés et une importante délégation gouvernementale.

C’est la première fois que ces chefs de groupes armés dialogueront eux-mêmes avec des émissaires de haut-rang des autorités centrafricaines, le directeur de cabinet du président Faustin-Archange Touadera et des ministres.

Ces négociations, dont le but est d’aboutir à un accord et à la mise en place d’un comité de suivi, devraient durer « deux à trois semaines », selon les autorités soudanaises.

Elles se tiennent alors que la majorité du territoire est sous le contrôle des groupes armés, qui combattent entre eux et contre l’ONU pour s’accaparer les ressources -uranium, or, bétail.

Sept accords de paix ont déjà été signés depuis le début de la crise centrafricaine, fin 2012, sans qu’aucun n’arrive à ramener la stabilité dans ce pays d’Afrique centrale de 4,5 millions d’habitants.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des combattants d’un des principaux groupes armés, l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC, issu de l’ex-rébellion musulmane Séléka), ont attaqué une position de la Minusca à Bambari (centre), selon une source onusienne.

Cette ville stratégique a été théâtre de combats entre l’UPC et l’ONU mi-janvier, qui ont fait au moins 6 morts et une trentaine de blessés. L’ONU avait indiqué mercredi que Bambari était « sous contrôle ».

Le chef de l’UPC, Ali Darassa, a indiqué qu’il ne participerait pas au dialogue. Des tractations sont en cours pour le convaincre de changer d’avis, selon des sources concordantes.

Mercredi, l’ancien président centrafricain, François Bozizé, renversé en 2013 par la Séléka et exilé en Ouganda, s’est offusqué d’être « tenu, une fois de plus à l’écart d’une réunion si décisive », dans une lettre ouverte.

  1. Bozizé, impliqué dans deux tentatives de coup d’Etat ratées et un troisième réussi en 2003 avec l’appui du Tchad, est sous le coup de sanctions internationales.

Il est fortement soupçonné d’avoir instrumentalisé, après avoir été renversé, les milices antibalaka (antimachettes, groupes prétendant défendre les chrétiens) qui ont mené une violente chasse aux musulmans dans Bangui et le reste du pays.

Les groupes armés nés de cette crise sévissent toujours en Centrafrique, pays classé parmi les plus pauvres du monde où un quart de la population a dû fuir son domicile.

 

Centrafrique, négociations de paix à Khartoum

 

https://www.la-croix.com  Laurent Larcher, le 24/01/2019 à 6h20

 

Des pourparlers entre les autorités et les groupes armés centrafricains doivent se tenir jeudi 24 janvier à Khartoum.

Ils vont devoir lever au moins trois obstacles pour parvenir à un accord.

Ils seront presque tous là. Chefs de guerre, délégation gouvernementale, représentants de la communauté internationale. Ils se retrouvent jeudi 24 janvier à Karthoum, au Soudan, sous l’égide de l’Union africaine (UA), pour dialoguer.

Ce n’est pas la première fois qu’ils se rencontrent à l’invitation de la communauté internationale, d’une organisation religieuse ou de la société civile. Mais pour l’heure, ces rencontres n’ont pas permis un retour à la normale pour ce pays d’Afrique centrale de 4,5 millions d’habitants. Depuis le début de la guerre civile en 2013, pas moins de sept accords de paix ont été signés, sans qu’aucun n’aboutisse.

Centrafrique, main basse de Moscou

Une rencontre inédite

Cette fois, la rencontre se singularise non par la venue des chefs des guerres, mais par la présence des principaux parrains de la Centrafrique (RCA) qui, cette année, avançaient en ordre dispersé.

D’un côté, l’Union africaine avec l’aide de l’Union européenne et surtout de la France, l’ancienne puissance coloniale qui n’a jamais vraiment quitté le jeu centrafricain. De l’autre, la Russie, son allié soudanais et, de manière plus discrète, la Chine.

Ces deux blocs ont lancé des processus concurrents cet été, sans grand succès. Cependant, ils vont devoir lever au moins trois obstacles pour parvenir à un accord entre ces groupes.

Ali Darassa, chef de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des deux principaux groupes armés issus de la Séléka, a annoncé qu’il ne se rendra pas à Khartoum en raison des actions conduites par les commandos népalais et portugais de la force onusienne (Minusca) contre ses éléments à Bambari, une ville du centre qu’il contrôle depuis des années. La ville est à nouveau confrontée à des scènes de violences et de combat depuis le début de l’année. Sans Ali Darassa, ce dialogue tourne à vide.

L’insécurité demeure

Par ailleurs, il y a peu de chance que ce dialogue débouche sur un accord efficient si les violences se poursuivent sur le terrain. Il semble, pour l’heure, que c’est le cas à Bambari. Les combats entre l’UPC et les Casques bleus ont fait plusieurs victimes ces derniers jours, mais aussi un peu partout dans le pays : 80 % du territoire centrafricain échappe à Bangui !

Parmi les derniers événements dramatiques connus, celui du village de Zaoro Sangou, dans l’ouest du pays. Dimanche 20 janvier, le groupe 3R de Sidiki aurait tué une dizaine de personnes, dont un religieux et un gendarme. Le même groupe a attaqué le village Bokayan situé à 40 km de Bouar, le 8 janvier.

Fin 2018, les hommes armés assimilés au 3R ont attaqué des civils dans la localité de Gamboula faisant plusieurs morts dont un soldat tanzanien de la Minusca. Des affrontements entre des combattants de l’UPC et du FPRC (le deuxième groupe armé issu de la Séléka), et l’armée centrafricaine accompagnée de Casques bleus, ont aussi eu lieu, fin décembre à Bakouma, dans le sud-est du pays. Mercredi, le FPRC qui tenait la ville a quitté les lieux.

La question de l’impunité

Le point principal sur lequel achoppent toutes les négociations est celui de l’amnistie. Les principaux chefs de guerre la demandent. Officiellement, le gouvernement centrafricain, appuyé par l’UA, l’UE et la France, s’y oppose. Mais derrière cette position de principe, ceux-là y seraient prêts à certaines conditions, comme le confiait àLa Croix, une source française : « C’est une question de récit. Dans un premier temps, vous êtes condamné. Dans un deuxième, gracié ! »

Toute l’histoire de la RCA est rythmée par les amnisties et les grâces présidentielles, comme celle dont a profité, par exemple, l’ancien empereur Bokassa. La Russie, elle, dit-on à Bangui, ne s’embarrasse pas des formes : l’amnistie n’est pas un problème à ses yeux.

Reste à trouver pour le président Touadéra, qui s’y est toujours opposé, une porte de sortie qui n’écorne pas sa crédibilité.

 

Laurent Larcher

 

 

Pourparlers entre les groupes armés aujourd’hui à Khartoum

 

https://www.elwatan.com 24 JANVIER 2019 À 9 H 05 MIN

 

La paix est-elle possible en Centrafrique ?

 

Sous l’égide de l’Union africaine, une quinzaine de groupes armés de la République centrafricaine se retrouveront aujourd’hui pour des pourparlers de paix au Soudan. «Ces pourparlers pourraient se poursuivre deux à trois semaines.

Il n’y a pas de date de fin spécifique», a indiqué le ministre soudanais des Affaires étrangères, Al Dierdiry Ahmed. Ce dialogue «n’inspire pas confiance», a déclaré de son côté un cadre du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’un des principaux groupes armés dont le leader, Noureddine Adam, sera néanmoins présent à Khartoum.

Le Soudan a déjà abrité une tentative de médiation fin août. La question principale qui s’impose consiste en l’amnistie des chefs de guerre, réclamée par tous les groupes armés comme condition préalable à un arrêt des hostilités.

Ce que Bangui a toujours refusé. D’autant que des rapports de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont souvent relevé l’implication de nombreux chefs de guerre dans les violations des droits de l’homme.

Une branche des antibalaka, milices autoproclamées d’autodéfense, a assuré de son côté qu’elle est prête à faire des concessions «si c’est dans l’intérêt du pays», selon Igor Lamaka, représentant des antibalaka emmenés par Patrice-Edouard Ngaissona, récemment transféré à la Cour pénale internationale (CPI). Si Noureddine Adam sera bien à Khartoum, Ali Darassa, leader d’un autre groupe armé important, l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), sera absent.

Il a estimé que les récents combats mi-janvier entre l’UPC et des soldats de l’ONU à Bambari ne «permettent pas» sa présence au dialogue, mais son groupe y sera représenté. La dernière médiation en date remonte à 2017, sous l’égide de l’Eglise catholique. Les groupes armés ont repris les armes moins de 24 heures après la signature d’un accord et une centaine de personnes ont été tuées à Bria, dans le centre.

Après les années Bokassa et Dacko, le multipartisme est instauré en 1991 en RCA. Mais cela n’empêche pas le pays d’être confronté à une crise politico-militaire qui l’a plongé dans le chaos. Une tradition dans un pays dont l’histoire est marquée par des coups d’Etat. L’année 2003 est marquée par des tensions entre Paris et Banjul, suite à la nationalisation du secteur pétrolier local.

Le 24 mars 2013, le président François Bozizé, qui a fomenté en 2003 un coup d’Etat contre Ange-Félix Patassé, est renversé à son tour par le mouvement rebelle la Séléka. Michel Djotodia est désigné à la tête du Conseil national transitoire (CNT) et devient président par intérim.

Le 5 décembre de la même année : l’armée française lance l’opération «Sangaris», pour restaurer la sécurité, après le vote de l’ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir. En janvier 2014, le président Michel Djotodia démissionne à N’Djamena sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale, ainsi que son Premier ministre, Nicolas Tiangaye.

Le 14 février 2016 l’ancien Premier ministre Faustin-Archange Touadéra recueille 62,71% des suffrages contre 37,29% pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé, lors du second tour de la présidentielle, validé par la Cour constitutionnelle le 1er mars. Mais la crise est loin d’être réglée.

 

POURPARLERS DE PAIX SUR LA RCA A KARTHOUM

 

http://lepays.bf   24 janvier 2019

 

Qui, pour résoudre l’équation centrafricaine ?

Les délégations de chefs de quatorze groupes armés et les représentants du gouvernement centrafricain sont, depuis le 22 janvier dernier, à Khartoum, au Soudan, où s’est ouvert, hier 24 janvier, le grand dialogue national sur la République centrafricaine (RCA), sous l’égide de l’Union africaine (UA). Ils seraient nombreux à avoir répondu à l’appel de Khartoum, même si, au moment où ces lignes étaient tracées, existaient encore des inconnues quant à la présence de certains leaders de poids à ce forum. Ces derniers se résoudront-ils finalement à faire le déplacement de Khartoum ? Cette question n’est pas sans intérêt d’autant que l’absence de certains seigneurs de guerre pourrait constituer une menace sérieuse pour l’avancée du processus de paix entamé avec ces groupes armés. Gageons donc que les différents protagonistes finiront par s’asseoir autour de la table de négociations et montreront surtout une réelle volonté de faire la paix.  Mais le tout, évidemment, n’est pas de relever le défi de la participation. Car, un autre danger plane sur le succès de ce forum : le choix du pays pour abriter ces assises.  En effet, les protagonistes de la crise en quête réelle ou supposée de paix, se déportent sur un territoire qui a lui-même mal à sa paix et à sa stabilité.  Dans le contexte qui est le sien en ce moment, que peut apporter le Soudan dans la résolution de l’équation centrafricaine alors que l’équation de ses propres problèmes domestiques, est loin d’avoir été résolue ?  Hier instable, aujourd’hui en feu, et quasiment jamais en paix, le Soudan est-il bien placé pour offrir ses bons offices dans ces négociations ? Peut-il accourir au chevet de la crise centrafricaine alors que lui-même est empêtré dans une profonde crise ? C’est « l’hôpital qui se moque de la charité ». Face à la lame de fond protestataire qui continue à déferler sur son pouvoir de plus en plus   menacé, le dirigeant soudanais, Omar El-Béchir, n’a certainement pas vraiment la tête à résoudre les problèmes de son voisin centrafricain alors qu’il n’en a pas encore fini avec les siens.

La paix sera l’objet d’un long cheminement en RCA

Et c’est pourquoi l’on peut se demander s’il n’aurait pas mieux valu, pour l’UA, délocaliser cette réunion. L’Afrique est trop grande pour manquer de pays pour abriter ce dialogue. A moins que le choix de Khartoum ne soit celui de protagonistes, dicté par l’assurance de ne pas être inquiétés en terre soudanaise où ils ne courraient aucun risque d’être alpagués par la CPI, par solidarité avec l’illustre wanted soudanais   contre qui un mandat d’arrêt international a été émis. Cela dit, on peut saluer l’initiative de l’UA qui montre à travers son égide, qu’elle est en quête inlassable d’une paix durable en RCA. Dans cet Etat où les bandes armées continuent à sévir et à se nourrir de rapines, l’option de l’arbre à palabres peut valoir son pesant de stabilité. Mais attention de ne pas faire de ces pourparlers, qui ne sont pas les premiers du genre, ni les derniers, des raouts interminables et sans résultats palpables. Aux paroles et autres engagements et professions de foi des frères ennemis, doivent surtout être joints des actes concrets. Et à ce propos, la RCA gagnerait au plus vite à travailler à la reconstruction de son armée. C’est, en tout cas, un passage obligé si elle veut mettre fin au règne des bandes armées qui   écument 80% de son territoire ; toute chose qui continue de constituer de sérieuses menaces pour sa paix et sa stabilité.  Il urge de mettre un terme à cette engeance qui se comporte en véritables armées mexicaines face auxquelles il n’y a pas d’interlocuteurs crédibles.   Mais il est vrai que le cas centrafricain paraît plus compliqué qu’il n’en a l’air.   Surtout depuis la fin de l’opération Sangaris en fin 2016, qui aura, quelque part, laissé par la suite l’impression d’une RCA orpheline de la communauté internationale. Une impression davantage ressentie après l’arrivée de la Russie dans l’ancienne Oubangui-Chari. Cette intrusion n’a certainement pas été du goût des capitales occidentales qui semblent avoir pris leurs distances vis-à-vis du grand malade centrafricain. En tous les cas, on peut être sûr d’une chose :  la paix sera l’objet d’un long cheminement en RCA, ce pays ayant, hélas, le malheur d’avoir   d’énormes richesses convoitées de toutes parts.   Qui, pour résoudre l’équation centrafricaine ? Le pari de la paix est tenable. Mais encore faut-il que les différents protagonistes soient de bonne foi et manifestent une réelle volonté de remettre le pays sur les rails.  Et leurs parrains ne doivent pas être en reste ni être laissés en plan. Ils ont également un important rôle à jouer dans ce combat pour le renouveau de la RCA.  Présents ou pas à ce dialogue national, ils doivent travailler dans l’intérêt de la Centrafrique et s’interdire de regarder par le petit bout de la lorgnette de leurs seuls intérêts.

« Le Pays »

 

RCA: quels groupes armés participent aux négociations à Khartoum?

 

Par RFI Publié le 24-01-2019 Modifié le 25-01-2019 à 11:02

 

Les négociations entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés ont commencé jeudi à Khartoum, au Soudan, et elles devraient se poursuivre jusqu'au 1er février, selon des sources à l'Union africaine qui chapeaute ce processus.

Pratiquement tous les principaux leaders des quatorze groupes armés qui contrôlent 80 % du territoire centrafricain sont présents à Khartoum pour ces négociations. Deux étaient particulièrement attendus, Nourredine Adam, chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), arrivé sur place jeudi matin, et Ali Darassa à la tête de l'Union pour la Centrafrique  (UPC), qui a rallié la capitale soudanaise dans la soirée jeudi, selon des sources sur place.

► RCA : les enjeux de la réunion de Khartoum

Les deux chefs de guerre ex-Seleka s'étaient montrés réticents à faire le déplacement de Khartoum. Une mission russe aurait eu un rôle déterminant pour les convaincre du contraire, selon des sources de l’ex-Seleka et de l'Union africaine.

Les ex-Seleka menacent de se retirer

 

Mais signe que ce processus ne sera pas des plus aisés, les ex-Seleka ont menacé dès avant l'ouverture de ces négociations de suspendre leur participation si les violences qui ont secoué la ville de Bambari dans la nuit de mercredi à jeudi se poursuivaient.

Abakar Sabone, un de leurs porte-parole qui se trouve à Khartoum, accuse les casques bleus portugais d'avoir tué à cette occasion sept civils musulmans, dont des femmes et des enfants.

Une source de la Minusca dément et explique que c'est l'opération « Bambari sans groupes armés » qui se poursuit. Une de ses patrouilles s'est heurtée à une trentaine d'éléments armés de l'UPC. Des échanges de tirs s'en sont suivis et, jeudi matin, une foule en colère est venue déposer devant la base de la Minusca trois corps de personnes tuées. Les corps se trouvent maintenant à la morgue de Bambari.

Dans un communiqué envoyé à RFI, la Minusca « déplore profondément les pertes en vies de civils ». La mission de l’ONU en Centrafrique accuse l’UPC d’être à l’origine des affrontements de mercredi à jeudi, en attaquant notamment les positions des casques bleus et met en garde le groupe armé contre toute tentative de se réinstaller dans la ville de Bambari.

 

■ La lettre de l’ex-président Bozizé

 

L'ancien président centrafricain François Bozizé, qui vit en exil en Ouganda, vient d'écrire à Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'Union africaine, qui chapeaute ces négociations. Il dénonce l'exclusion des anciens chefs d'Etat de Centrafrique du processus en cours à Khartoum, dont il rend responsable le gouvernement de son pays. Il espère être convié à y participer avant la fin de ces assises afin, dit-il, que « chaque entité apporte sa pierre à la résolution définitive de la crise centrafricaine ».


1 commentaire

N
LES GROUPES REBELLES VEULENT RECLAMER L'AUTONOMIE DES REGIONS DONT-ILS ONT LE CONTRÔLE. UNE IDEE FOLLE QU'AUCUN CENTRAFRICAIN, FILS ET FILLES DE CE PAYS NE PEUT ACCEPTER. LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST UN SEUL ETAT NON DIVISIBLE CAR IL N'Y A AUCUNE REGION QUI VAUT PLUS QUE LES AUTRES; PAR CONSEQUENT IL N'Y AURA JAMON DIVISIBLE CAR IL N'Y A AUCUNE REGION QUI VAUT PLUS QUE LES AUTRES; PAR CONSEQUENT IL N'Y AURA JAMAIS EN CENTRAFRIQUE UNE REGION PROPRE AUX MUSULMANS QUI BENEFICIERAIT D'UN STATUT POLITIQUE PARTICULIER OU SPECIAL . TOUS CITOYENS SONT EGAUX DEVANT LA LOI ET CE EN DEPIT DE LEUR DIFFERENCE RELIGIEUSE PARCE QUE AVANT TOUT, NOUS SOMMES UN PEUPLE LAÏC. DANS LE PAYS. ILS N'Y A DONC PAS DE FRONTIERES ENTRE LES REGIONS ET LES PEUPLES. CHRETIENS ET MUSULMANS VIVENT ENSEMBLE SOUS UNE SEULE AUTORITE LEGALE (AUTORITE CHOISIE PAR LE PEUPLE). PAR CONSEQUENT, IL N'Y AURA JAMAIS EN CENTRAFRIQUE DES REGIONS INDEPENDANTES N'APPARTENANT QU'AUX MUSULMANS ET QUI BENEFICIERAIENT D'UNE AUTONOMIE POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE A PART. PAR AVANCE, LE PEUPLE CENTRAFRICAIN REJETTE TOTALEMENT ET SANS CONDITION LA MAUVAISE IDEE DE L'AUTONOMISATION DES REGIONS DONT LES GROUPES ARMES ONT L'INTENTION D'EVOQUER AU DIALOGUE DE KHARTOUM. » lire la suite

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